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Galerie du Quizz Nautique

 

La première série démarrée en 2005 s'est terminée en novembre 2009.

La seconde série s'est achevée en septembre 2012.

Le dessinateur joue sur la dualité de la signification nautique des mots avec celle du langage courant. D'autres mots sont simplement curieux ou salés d'embruns.

Les définitions proviennent du Dictionnaire Gruss de Marine (EMOM 1978). Elles sont illustrées par Frère Alban de Sable (Frère de la Côte de la Table de Bruxelles).

Un tout grand merci à Alban qui a réalisé les 120 dessins publiés sur le site de Caramel durant 7 années !

 

 
   
 
   

Zygite

m. Marine antique. Rameur occupant le deuxième rang dans une trirême

   
 
   

Vêlage

m. (Calving). Désagrégation et dislocation de la partie d’un glacier qui plonge dans la mer, ce qui donne un iceberg

   
 
   

Turlutte

f. (p). Tige métallique garnie de pointes fixées obliquement; elle sert à prendre les maquereaux qui ne mordent pas aux lignes. Ce mode de pêche, qui détériore le poisson en l’accrochant par le ventre, est prohibé.

Turlutte a aussi désigné un hameçon à plusieurs barbillons, ou un plomb portant une couronne d’hameçons. Il servait aux pêcheurs terre-neuviers à prendre des encornets pour boëtter leurs lignes

   
 
   

Torcher

(To stretch). En français, expression triviale : Porter autant de voiles que le permet le temps ; torcher de la toile. Torcheur de toile, marin mettant « tout dessus »

   
 
   

Taillemer

m. (Cutwater). Partie avant de l'étrave qui fend l'eau quand le navire avance. On dit aussi tranche-mer. « … le patient labourage de son tranche-mer dans la plaine liquide ». (François Ponthier, Nous irons tous en Paradis. Presses de la Cité, 1964.)

   
 
   

Tabernacle

m. (Tabernacle). 1°) Pièce fixe d’un mât basculant. (Petites embarcations.) 2°) Plate-forme surélevée à l’arrière d’une galère où se tenaient le capitaine et les officiers

   
 
   

Sandale

m. Ancien petit voilier particulier au golfe de Gabès (Tunisie). D’une douzaine de mètres de longueur, il portait deux mâts très inclinés sur l’arrière. Dit aussi loude et dans l’ensemble, semblable au carèbe

   
 
   

Saluer le grain

Diminuer la voilure à l’approche d’un grain

   
 
   

Sainte Barbe

f. (Gun room, Powder magazine). Dans la marine à voile, on appelait ainsi le magasin de poudre (contenue dans des barils) situé au-dessous du logement du capitaine qui seul en avait la clé. Ce local avait été ainsi nommé par les cannoniers. Sainte Barbe étant leur patronne

   
 
   

Ris

m. (Reef). Autrefois, bandes horizontales dans les voiles. On les repliait au moyen de garcettes pour diminuer la surface de voilure pendant le mauvais temps

   
 
   

Ridage

m. (Hawling taut, Tightening). Action de tendre pour raidir les étais, haubans ou galhaubans

   
 
   

Râblure

f. (Rabbet). Dans la construction en bois, rainure triangulaire à arêtes vives, pratiquée des deux côtés et sur toute la longueur de la quille, de l’étrave et de l’étambot, pour recevoir le can des bordages qui avoisinent. On l’appelle parfois éclingure

   
 
   

Quête

f. (Rake aft). Inclinaison sur l’arrière. Quête d’un mât. Quête de l’étambot. Quête du gouvernail

   
 
   

Purge

f. (Bleeder, Drain). Robinet placé à la partie haute des ballasts (sous-marins)

   
 
   

Porte-manteau

m. (Davit, Round bar). Arc-boutant servant à hisser les embarcations le long du bord


Porte-manteaux : Nom familier donné par les marins russes aux projectiles japonais pendant la bataille de Tsushima (27 mai 1905). « A Port-Arthur nous avions appelé chemodani ou porte-manteaux, ces projectiles de 305 mm remplis d’explosifs et long de 1,25 m ; mais il y a aujourd’hui quelque chose de neuf : c’est que ces porte-manteaux, même après leur culbute, éclataient dès qu’ils touchaient l’eau, ce que je n’avais jamais vu auparavant ». (Ct de Balincourt. L’agonie d’un cuirassé. Carnet de note du Ct Sémenoff. Challamet éd. 1919.)

   
 
   

Pomme de mât

f. (Truck). Petit bloc en bois, de forme cylindrique, conique ou sphérique ajusté à l’extrémité de la flèche d’un mât, ou au sommet d’un bâton de pavillon

   
 
   

Plain

m. (Shore). Partie du rivage où s’arrête la mer lorsqu’elle cesse de monter.
Aller au plain, se mettre au plain : Se dit d’un bâtiment qui s’échoue très haut. L’origine de ce mot vient de ce qu’il désigne l’endroit où s’arrête la plaine. On disait, de même, qu’un navire était en « plaine » mer, comparant la mer à une vaste plaine. Aujourd’hui la confusion est fréquente avec plein

   
 
   

Orgue

m. Arme à feu surtout employée par les négriers. Elle se composait de plusieurs canons de fusil faisant corps et tirant simultanément. Tuyau d’orgue.

   
 
   

Ooka

Engin suicide utilisé par les Japonais à la fin de la guerre avec les Etats-Unis (1941-1945). C’était un planeur monoplace, chargé de 2000 kg d’explosifs et dont la vitesse de descente était accélérée par des fusées. Accroché sous un bombardier, il était largué à une dizaine de milles du navire visé. Ooka, signifie Fleur de cerisier ; les marins américains nommèrent ces bombes volantes : Baka (en japonais, stupide)

   
 
   

Marée de Paradis

(P). Par cette expression, les terre-neuviers désignaient un mauvais temps empêchant les doris de sortir. L’équipage dormait ou se reposait. On disait aussi marée de cabane

   
 
   

Mangeur d'écoute

m. Se disait d’un commandant ardent à la manœuvre et mettant son point d’honneur à ne diminuer la voilure qu’à la dernière extrémité. On disait également bosseur d’écoutes, forceur de toile

   
 
   

Louvre

m. (Louver). Orifice de sortie d’air sur un conduit de ventilation

   
 
   

Latitudes

mugissantes

f.pl. (Roaring forties). Parages de l’Atlantique entre les 35èmes et 50èmes degrés de latitude sud, où soufflent presque toute l’année de forts vents d’ouest

   
 
   

Lascar

m. (Lascar). Au XIXe siècle, nom donné aux matelots indiens, en particulier ceux qui étaient embarqués sur les vaisseaux français naviguant dans les mers des Indes Orientales

   
 
   

Lais de Mer

m.pl. (Silt). Terrains que la mer ne recouvre plus et qui sont mis en culture. Administrativement les lais de mer sont la propriété de l’Etat, mais peuvent être concédés par adjucation. On les appelle parfois polders, mais ce mot concerne les terrains gagnés sur la mer aux Pays-Bas par le travail de l’homme (dessèchement) et sur lesquels les Hollandais pratiquent l’élevage

   
 
   

Homme de bois

m, Mât très court établi autrefois à l’arrière des grands bossoirs. Il servait à traverser* les ancres. >>> * Traverser une ancre (To fish an anchor) : la relever lorsqu’elle est pendante et la saisir solidement à poste

   
 
   

Hérisson

m. Grappin à quatre becs et à courte verge utilisé sur les galères. Egalement sur les vaisseaux au cours des combats à l’abordage. Employé jusqu’à la fin du XIXe siècle à bord des grands voiliers pour débarrasser la coque des bernacles

   
 
   

Gratte

f. (Scraper). Sorte de râcle métallique, petite, plate, triangulaire et tranchante sur les trois côtés. Munie en son milieu d’une douille portant un manche, elle sert à gratter la peinture

   
 
   

Goret

m (Hog). Balai très raide, ou grande brosse, dont on se servait pour nettoyer la carène. Le goret était maintenu par deux filins qui permettaient de le passer le long de la coque

   
 
   

Gerber

(to stack) (M.M.). Mettre l’un sur l’autre. Gerber des barriques, des conteneurs, etc.

   
 
   

Gargouillou

m. Aide-cuisinier à bord des voiliers long-courriers. Le terme est toujours en usage, particulièrement dans la Marine nationale. (Argot de bord.)

   
 
   

 

Gaillard

nm. (Forecastle) (En Grande-Bretagne, dans le langage courant, ce mot est prononcé et écrit fo’c’s’le). Superstructure située sur l’avant du pont supérieur (Pont de gaillard. Forecastle deck) et qui s’étend en largeur d’un côté à l’autre du navire. Sur un voilier, partie extrême du pont supérieur. Celle qui se trouve sur l’arrière du grand mât s’appelle gaillard d’arrière. Celle qui se trouve sur l’avant du hauban de misaine le plus en arrière s’appelle gaillard d’avant. C’est le logement de l’équipage ou poste si le bateau n’a pas de superstructure ni de faux pont

   
 
   

 

Fourrer

(to serve). Garnir, entourer un cordage ou un filin avec du lusin, du merlin ou du bitord

   
 
   

 

Folle

f. (P). Filet fixe, à grande mailles, employé sur les côtes de Bretagne, de Normandie et dans le golfe de Gascogne, pour la pêche des raies et des grands poissons plats. La demi-folle est à mailles plus serrées. Dans le Nord de la France, ces filets sont parfois appelés butelier et picot

   
 
   

Fleurir

(P). Terme de baleinier. Un cétacé harponné a fleuri lorsque mourrant et perdant son sang il remonte à la surface pour la dernière fois. (A rapprocher du mot anglais flurry, agitation, précipitation, que les baleiniers américains employaient lorsque l'animal à l'agonie était agité par les derniers soubresauts)

   
 
   

Flambart

m. Terme d'argot maritime par lequel on désignait un corsaire qui avait fait ses preuves. C'était aussi le nom d'une petite embarcation de pêche de la Manche.

   
 
   

Fatras

m. 1°) Terme familier de la marine à voiles par lequel les marins désignaient un jeune matelot inexpérimenté ou une personne maladroite étrangère à la navigation. 2°) Ensemble des vieux filins, toiles et prélarts usagés que les capitaines de certaines compagnies vendaient dans les ports. C'était pour eux une source de petits bénéfices.

   
 
   

Dresser la Barre

Dresser la barre, droite la barre (to right the helm). Placer la barre (et le gouvernail) dans le plan longitudinal du navire

   
 
   

Détalinguer

(to unbend). Détalinguer une chaîne, c’est la séparer de son ancre

   
 
   

Déraper

( to strip ). Une ancre est dérapée, lorsqu'elle est arrachée du fond. Un navire dérape au moment, où, quand il appareille, il chasse sur son ancre, ou que sa dernière ancre a quitté le fond

   
 
   

Couroi

m. ( Coat, Stuff, White stuff ). Composition formée de brai sec, de soufre et de suif, dont on enduit à chaud, la surface extérieure d'une coque de navire en bois, pour la préserver de l'attaque des vers et pour la rendre plus lisse. S'écrivait autrefois courée (f.) parce que son emploi permettait d'accélérer la marche du navire

   
 
   

Cabillot

m. ( Toggle ). Nom donné indifféremment à des chevilles en bois ou en métal qui traversent les râteliers et auxquelles on amarre les manœuvres courantes au pied des mâts ou en abord. Se nomment aussi cavillot , chavillot ou quinçonneau .

   
 
   

Cabaner

(To turn over). Renverser une embarcation, quille en l'air, sur le pont ou sur une cale

   
 
   

Bonnet turc

m. (Turk’s head). Sorte de nœuds de cul-de-porc

   
 
   

Bitord

m. (Spurn yarn). Cordage mince, composé de deux ou trois fils de caret commis ensemble à l’aide d’un tour à bitord. Il est confectionné avec du chanvre de qualité inférieure ou avec des fils de caret des torons de vieux cordages

   
 
   

Bateau-Sonette

m. (Pile driver). Construction flottante supportant une machine destinée à enfoncer des pieux ou pilotis dans un port. L’enfoncement est obtenu par chutes libres répétées, sur le sommet d’un pieu, d’une masse pesante, le mouton. Appelée aussi sonnette flottante ou sonnette nautique. Sonnette à vapeur (Steam pile driver)

   
 
   

Baptême

m. (Baptism). La coutume de briser une bouteille de vin sur l’étrave d’un navire au moment de son lancement est d’origine inconnue. Quelques historiens y voient la survivance des sacrifices humains de l’Antiquité tels qu’ils se pratiquaient par exemple chez les Vikings ; au moment de sa mise à l’eau, la coque du navire était rougie par le sang des victimes attachés aux rouleaux de lancement

   
 
   

Attraction locale

f. (Local attraction). Nom donné à l’influence sur l’aiguille d’un compas par une force d’attraction due au voisinage de masses métalliques

   
 
   

Arbre

m. Nom usuel du mât depuis la marine des galères jusqu’au XIXème siècle. A cette dernière époque, le terme s’appliquait encore en Méditerranée à un mât portant une antenne.

   
 
   

Anordir

Anordir, ( to veer to northward ). Tourner au nord : la brise anordit. Plus couramment nordir

   
 
   

Amer

m. ( Landmark, Sea mark ). Tout objet fixe, caractéristique et bien visible qui sert de point de repère sur une côte : rocher remarquable, clocher, balise, etc. « Dans certaines régions, l'identification des amers, des caps, des montagnes est extrêmement délicates. En Corse, par exemple, nombreux sont les caps qui se ressemblent vus du large; l'arrière-pays montagneux est insondable. L'abondance des tours génoises et d'ilôts débordant la terre crée de fréquentes confusions » (Cdt L'Herminier. Casabianca. Ed. France Empire. Sans date. Env. 1945/50). On dit encore : point de reconnaissance

   
 
   

Affolé

adj. (Perturbed) Se dit d’un compas magnétique lorsque l’aiguille aimantée subit des déviations soudaines et irrégulières sous l’influence de conditions exceptionnelles : orage, éruption volcanique, etc… Aux approches des Pôles, les compas magnétiques et certains compas gyroscopiques ne donnent plus d’indications valables. « Un contrôle ds instruments de navigation nous montra que le compas magnétique était devenu fou, que notre gyrocompas ancien modèle, prévu pour un maximum de 70° Nord, oscillait anormalement et que, par contre, notre nouveau Mark 19 fonctionnait parfaitemen » (Cdt W.Anderson et Clay Blair Jr. Nautilus 90° Nord. Trad. de l’anglais par H.Daussy et Anne Joba. Arthaud éd. 1959)

   
 
   

 

Acte de Dieu

Formule employée sur les connaissements et désignant le cas de force majeure

   
 
   

Accul

m. (UK : Small creek). Petit enfoncement de la mer dans les terres, moins ouvert qu'une baie et qui peut servir de refuge. Terme surtout en usage aux Antilles.

   
 
   

Yac

m. Nom donné au rectangle situé dans l’angle supérieur gauche (bord de gaine) du pavillon anglais. S’applique aussi aux pavillons d’autres nations, présentant une disposition analogue, tels que ceux des Etats-Unis, du Chili, de la Grèce, etc. L’orthographe yac ou yak est celle donnée par le Littré. Certains auteurs écrivent ce mot : yacht. (Jules Verne, Bonnefoux et Paris).

   
 
   

Vent du boulet

m (UK : Windage). On désignait ainsi la différence existant entre le diamètre du boulet et celui de la pièce. Elle était de 4 à 5 mm pour les boulets massifs. Le vent avait l’inconvénient de diminuer l’effet de la poudre sur le boulet et de dégrader l’âme de la pièce.

   
 
   

Vaguemestre

m (UK : Postman). (M .N.) Quartier-maître ou officier-marinier chargé du service postal. Le canot du vaguemestre.

   
 
   

Trou du chat

m (UK : Lubber’s hole). (V.G.C.). Ouverture dans la hune pour le passage du ton du bas-mât et du pied de mât de hune et laissant un espace suffisant pour permettre à un homme de corpulence moyenne d’accéder à la hune. Mais les marins de la Voile mettaient un point d’honneur à ne pas utiliser ce passage et montaient par les enfléchures des gambes de revers, qui prenaient dans ce cas le nom d’Echelles de revers. Le terme anglais lubber : empoté, maladroit, exprime le dédain suscité par ce moyen d’arriver à la hune (manque de métier ou d’agilité).

   
 
   

Trainée

f. (P). Mouillage et relevage des lignes de fond utilisées pour la pêche aux cordes. La mise à l’eau, qui commence deux heures avant le coucher du soleil, dure environ une heure et demie. La relève est commencée une heure après le coucher du soleil. Des bouées de repérage permettent de retrouver les lignes.

   
 
   

Témoins

m.pl (UK : unlaid end of a rope) (V.G.C.) Bouts de toron effilés et séparés que les cordiers laissaient à chaque bout d’un cordage ; on pouvait ainsi constater aisément la qualité du chanvre et s’assurer que la pièce était bien entière. Le cordage mis en service, les témoins étaient coupés et les bouts surliés.

   
 
   

Taximètre

m (UK : Dummy compass, Pelorus). Couronne graduée de 0° à 360°, servant à prendre des gisements et, indirectement, des relèvements par comparaison avec le cap du navire.

   

 

   

Tâter le vent

(UK : to touch). Lofer légèrement jusqu'à faire faseyer un peu une des voiles sur lesquelles on se règle pour gouverner.

       
   
 
   

Tape-cul

m (UK : Jigger). Petite voile aurique ou bermudienne et mât établis tout à fait à l'arrière (au-delà de l'aplomb du gouvernail) de certains petits bateaux, en particulier les yawls, les dundees.

   
 
   

Tamiser

(UK : to sift). Laisser passer. Une voile qui tamise est une voile tellement usée que le vent passe au travers

   
 
   

Suspensoir

m (UK : Lifter up). (V.G.C.). Sorte d’araignée fixée en arrière d’un hunier. Elle permettait de le retrousser plus facilement pour pouvoir le serrer. Le mot est synonyme de couillard.

   
 
   

Slip

m (UK : Marine railway, slipway, patent slip). Plan incliné destiné à mettre à l’eau ou à haler à terre de petits bâtiments ou des hydravions au moyen d’un chariot sur rails. Le slip peut être « en long » perpendiculaire au rivage, ou « en travers » parallèle au rivage. On appelle aussi slip, le plan incliné au moyen duquel les baleines sont hissées sur le pont d’un navire usine baleinier pour y être dépecées.

   
 
   

Sein d'une voile

m (UK : Middle part). Partie la plus proéminente lorsque la voile est gonflée par le vent.

   
 
   

Seiche

f (UK : Seiche). Variation temporaire du niveau d’un lac due, vraisemblablement, à des causes météorologiques (vents, variations de pression). Ce phénomène a été particulièrement étudié dans le La c de Genève où la différence de niveau la plus importante observée a été de 1,82 mètre. Les seiches, dites aussi ondes stationnaires, existent également dans les mers fermées.

   
 
   

 

Savate

f (UK : shoe, sole piece). Pièce de bois sur laquelle repose le navire au moment de son lancement. La savate coulisse dans le chemin de glissement et est suffisamment lestée pour se détacher de la quille et couler lorsque le bâtiment flotte.

   
 
   

Rossignol

m. Sifflet du maître d’équipage (fam.)

   
 
   

Renard

m (UK : Dog Hook). Plateau en bois, sur lequel était peinte une rose des vents et percé de nombreux trous destinés à recevoir des chevilles (les poules) ; il servait, sur les vaisseaux, à indiquer les différentes routes et vitesses pendant le quart. (M.N.). Plateau en bois sur lequel les timoniers de service portent les noms des officiers qui descendent à terre.

   
 
   

Quarantaine

f (UK : Quarantine). Isolement imposé à un navire arrivant d'un port infecté ou supposé être infecté par des maladies contagieuses. Pendant cet isolement, dont la durée est fixée par les autorités, toute communication avec la terre ou avec d'autres navires est interdite et le le navire doit rester en station en un point plus ou moins éloigné de sa destination jusqu'à la levée de la quarantaine. Le mot vient de ce que le séjour était fixé, à l'origine, à quarante jours.

   
 
   

Promène Touristes

appelé plus trivialement Promène Couillons, n'est pas une définition qui se trouve dans le dictionnaire. J'en déduis qu'Alban de Sable s'est offert une petite récréation ...

   
 
   

Piquer l'heure

(UK : to strike the bell). Sonner l’heure en frappant la cloche avec son battant autant de coup que de demi-heures se sont écoulées depuis le commencement du quart. Les quarts durent quatre heures et vont de midi à 4, de 4 à 8, de 8 à minuit, etc. Quand on pique 2, par exemple, c’est la première heure du quart qui finit et l’on sait qu’il est 1 heure ou 5 heures ou 9 heures. Quand on pique 8 le quart est terminé.

   
 
   

Piaule

Piaule, f.

1°) Coup de vent fort et soudain. S’attendre à une piaule ; recevoir une piaulée. Ce terme familier, employé par les équipages des voiliers long-courriers, est passé aujourd’hui, avec le même sens, dans l’argot des plaisanciers.

2°) Familièrement : Rassemblement de morues (Grande Pêche).

   
 
   

Perrier

m (UK : Swiwel gun). Ancien petit canon en bronze. Il était monté sur un chandelier, surmonté d’une fourchette que l’on introduisait dans les montant de la dunette, des gaillards, des hunes ou des embarcations. Supprimé en 1854 dans la marine française ? Le perrier ne doit pas être confondu avec le pierrier, qui était un mortier de siège destiné à lancer des pierres. (P) : le perrier, ou un petit canon, a été utilisé par les voiliers terre-neuviers pour signaler, par temps bouché, leur position aux doris.

   
 
   

Pemmican

m (UK : Pemmican). A l’origine, viande de bœuf séchée, pulvérisée et mélangée de graisse. Ce concentré alimentaire, préparé par les Indiens de la baie d’Hudson, a été découvert par Sir John Franklin, marin explorateur anglais, vers 1819. Très nutritif, peu encombrant et se conservant indéfiniment, le pemmican a été adopté depuis cette date par toutes les expéditions polaires. Sa composition est variable. On peut donner à titre d’exemple celle choisie par l’explorateur Sir Robert Scott pour ses expéditions au Pôle Sud en 1904 et 1912 : 65% de poudre de viande et de graisse, 15% de légumes, 10% de riz, 5% de raisins secs, 5% de sucre. Le pemmican peut se consommer sous forme de tablette ou en soupe chaude.

   
 
   

Pacotille

f. (UK : Private cargo). Marchandise qui, ne payant pas de fret, était embarquée par le capitaine, les hommes d'équipage ou les passagers, dans le but de faire du commerce pour leur propre compte. Cette pratique est maintenant interdite par la loi.

   
 
   

Nid de pie

m (UK : Crow's nest). Désignait autrefois un sac en filet contenant des outils. Il servait aux hommes travaillant dans le gréement ou le long de la coque. Appelé aussi nid d'agasse . Dans le langage maritime courant, le nid de pie est un poste d'observation placé assez haut sur le premier mât de certains bâtiments, en particulier, les baleiniers et les phoquiers, et où se tient l'homme de vigie. Dit aussi Nid de corbeau .

   
 
   

Navire-chai

m. Transport de vin

   
 
   

Monseigneur

m (M.N.). Appellation familière de l'aumônier dans les carrés d'officiers

   
 
   

Moine

m. Feu de Bengale employé pour faire des signaux : «  Faites brûler un moine !  ». A l'origine, le moine était une petite pyramide de poudre humectée de vinaigre et posée sur un plateau. Mise à feu, elle servait à assainir les fonds et les entreponts des vaisseaux.

   
 
   

Mitraillette

f (pêche). Ligne portant plusieurs hameçons à plumes, utilisée sur les côtes de Cornouailles pour la pêche au maquereau.

   
 
   

Médecin de papier

m. Formulaire médical des coffres à médicaments. Se dit quand il n'y a pas de médecin à bord.

   
 
   

Marsouin

m. Gradé ou soldat de l'infanterie de marine (familier).

   
 
   

Maroquin, Marocain

m, (UK : span) Fil d'acier tendu entre deux mâts ou entre un mât et une cheminée. Il comporte plusieurs poulies dans lesquelles passent les drisses pour les pavillons de signalisation, les feux supplémentaires, etc. Sur les voiliers, le maroquin était un cordage tendu entre le ton du mât de misaine et celui du grand mât. L'ensemble formait aussi un cartahu ou palan qui servait à soulever des fardeaux hors de la cale ou à les y descendre.

   
 
   

Marie-Salope

f, (UK : sludge vessel) Sorte d'allège employée pour transporter au large la vase, le sable, etc. retirés par une drague du fond d'un port, d'un fleuve ou d'un bassin.

   
 
   

Marier

(UK : to marry) Réunir les extrémités de deux cordages pour les passer dans une poulie.

   
 
   

Maître-bau

(UK : Main Beam, Midship beam) m. Bau est le nom ancien du barrot. Le terme maître-bau est toujours en usage pour désigner le barrot placé dans la plus grande largeur du navire et partant, cette largeur elle-même. On dit : Ce navire a tant de largeur au maître, c'est-à-dire au maître-bau. Expression synonyme pour exprimer la largeur : Maître couple.

   
 
   

HORS CUL !

Commandement pour faire mettre le chalut à l'eau; l'affalage commence par la poche

   
 
   

Equipage à la bande

Faire aligner les hommes d'équipage sur le pont pour acclamer un autre navire qui passe ou pour faire honneur à un personnage de marque au moment de son embarquement ous de son débarquement

   
 
   

DIMANCHES

(UK : Holidays) m.pl. Parties de la coque, de l'intérieur d'un navire ou de son gréement que l'on a oublié de peindre ou de goudronner.

   
 
   

DECAPER

(UK : to sail beyond a cape) Manoeuvrer, faire route pour s'éloigner d'un ou plusieurs caps

   
 
   

CUL DE POULE

Arrière allongé et relevé

   
 
   

CUEILLETTE

Droit que s'étaient donnés les corsaires de piller pendant un temps très court (quelques minutes) un navire capturé. Ils ne devaient prendre que des objets pouvant être portés sans aide. Le début et la fin de la cueillette étaient annoncés par le sifflet du maître d'équipage

   
 
   

CRAVATE (en ...)

(UK : Sling) Un cordage prend le nom de cravate, ou est en cravate, lorsqu'il entoure un mât, des bigues, une ancre, sans les serrer.

Ancre en cravate : Dans une embarcation, ancre disposée pour pouvoir être mouillée instantanément.

   
 
   

CONSERVE

n.f. (UK : Company keeper) Navire qui en accompagne un autre.

Naviguer de conserve : Naviguer ensemble.

   
 
   

CHOU DES BANCS

n m, (P). Inflammation de la peau des poignets dont souffraient les équipages des voiliers terre-neuviers. Elle était produite par le frottement continuel du ciré mouillé. Appelée aussi fleur d'Islande

   
 
   

CHAMEAU

n m, (UK : Camel) Assemblage de caissons étanches dont on se servait pour soulever un navire, afin de lui faire franchir un point où la profondeur était moindre que son tirant d'eau. "On s'en est servi notamment pour faire sortir le Tivoli (brick 1797-1798) de Venise. Ce sont les ancêtres des docks flottants" (A.Thomasi. Napoléon et ses marins. Berger-Levrault édit. 1950.)

   
 
   

CAPRE

n m, Marin ou soldat sans solde, qui s'engageait à bord d'un corsaire. Il ne touchait que sa part de prise. Ce mot d'origine flamande, désignait à Dunkerque un navire corsaire

   
 
   

CAPON

m, (UK : Cat Block) (V.G.C.). Palan qui servait à hisser l'ancre.

   
 
   

CAIRN

m, Cairn. Pyramide de pierres élevées par les explorateurs polaires pour servir d'amer, de point de repère, ou pour marquer leur passage. "Avant le départ, il avait été convenu avec Nansen que nous élèverions des pyramides en pierres sèches sur les points les plus remarquables de la côte et toujours au nombre de deux. Si une expédition de secours devenait nécessaire, il serait dès lors facile de reconnaître de loin nos cairns" (Capitaine Roald Amundsen, Le Passage du Nord-Ouest; trad.par Charles Rabot. Hachette & Cie - 1909)

   
 
   

BREGUIN

m. Sorte de filet à mailles étroites. Il a été utilisé pour pêcher l'esturgeon. Appelé aussi brégin

   
 
   

BOUTEILLES

f.pl. (UK : quarter galleries). Sorte de demi-tourelles appliquées de chaque bord et extérieurement, à l'arrière d'un vaisseau. Elles servaient de WC aux officiers. Dans la Marine Nationale, ce terme est toujours d'usage lorsque l'on parle des toilettes. Les bouteilles, telles qu'elles étaient placées sur les vaisseaux, peuvent se voir de nos jours sur certains boutres de la Mer Rouge.

   
 
   

BOURGUIGNON

m. (UK : Growler, icebloc). Petit iceberg souvent désigné sous le nom de "glace bleue", en raison de ses reflets bleus souvent plus accentués que ceux des grands icebergs. Le nom a été donné par les anciens navigateurs français

   
 
   

BORDER L'ARTIMON !

Ordre plaisant du temps de la voile, pour faire distribuer un verre d'eau de vie à l'équipage

   
 
   

BOUJARON

m. (UK : Tot). Récipient en fer blanc d'une capacité de 6 centilitres qui servait autrefois à mesurer la ration de rhum des marins

   
 
   

BONNETTE

f. (UK : Studding sail). Toute voile supplémentaire hissée par beau temps. Voiliers à gréement carré : voile carrée supplémentaire, en toile légère qui s'installait en dehors et à coté des voiles principales pour augmenter la surface de voilure. Les bonnettes s'installaient à l'aide de bouts-dehors que l'on poussait dans le prolongement des vergues. Il y avait les bonnettes basses, le bonnettes de hune et les bonnettes de perroquets.

   
 
   

BOIRE

Terme de voilier. Lorsqu'on a à coudre ensemble deux laizes de toile d'inégale longueur. On les fait boire lorsqu'en cousant, on tient la plus longue un peu lâche de façon à faire disparaître petit à petit cette différence de longueur. Faire boire la ralingue, c'est coudre sur celle-ci la toile nécessaire à l'allongement que prendra la ralingue.

   
 
   

BITTONS

n m. pl., (UK : small bitts). Petites bittes plaçées en divers endroits sur un pont supérieur et servant à tourner diverses manoeuvres, grelins, écoutes, etc

   
 
   

BEAUSIR

v, Terme employé par les marins et, en particulier, par les pêcheurs pour exprimer une amélioration du temps. Ca beausit ou ça biausit.

   
 
   

BARGUETTE

n f. Bac, bateau à fond plat

   
 
   

BANANIER

n m, (UK : Fruit-ship). Cargo spécialement construit et aménagé pour le transport des bananes. La maturation très rapide de ces fruits est arrêtée en maintenant pendant toute la durée de la traversée une température de 11 à 12 degrés, obtenue par ventilation d'air froid.

Les bananiers sont des bateaux très rapides et comportent généralement des installations pour douze passagers en cabine. Les premiers bananiers ont été construits aux Etats-unis en 1898 par les chantiers Cramp de Philadelphie pour la Boston Fruit Company.

   
 
   

ASSIETTE

n f, (UK : Trim). Manière dont le navire est assis dans l'eau ou, en d'autres termes, sa situation quant à la différence des tirants d'eau avant et arrière.

   
 
   

ARPON

n m, (UK : Two hands saw), Scie longue et large, autrefois en usage dans les chantiers maritimes (V.)

   
 
   

AEROMETRE

n m, (UK : Aerometer). Appareil servant à mesurer la densité de l'eau de mer. Il est constitué, en principe, par un flotteur de verre lesté dont le poids et le volume immergé sont connus

   
 
   

ALBATROS

n m, Surnom familier donné à un capitaine au long-cours ayant passé le cap Horn à la voile comme capitaine (on ne disait pas commandant, dans la marine de commerce, à l'époque de la Voile). Le surnom de Malamock (ou Malamok) s'applique à un officier de marine marchande (capitaine au long-cours, lieutenant au long-cours ou élève) ayant passé le cap Horn à la voile en qualité de lieutenant.

Mises à jour : MARS 2017
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