|
BRESIL : PETITES ETAPES AU SUD DE SALVADOR :Camamu - Ilhéus - Abrolhos – Buzios - Porto Belo - Pinheira
CAMAMU
Située à 70 milles au sud de la baie de Salvador, la baie de Camamu est un lieu préservé. La baie est formée par un bras de mer qui pénètre profondément dans les terres et donne accès à la ville de Camamu. Au sud de cette baie s'étend le rio Maraù en amont duquel se niche la cascade de Tremembé (cachoeira de Tremembé). Les îles sont frangées de cocotiers et explosent de verdures. Approche : il y a plusieurs bancs de sable à l'entrée de la baie, mais les cartes sont claires. Globalement, il faut longer la côte de l'ilha do Campinho et mouiller entre celle-ci et l'ilha Grande de Camamu, devant la Pousada Lotus. Vous ne serez certainement pas seuls. Pour atteindre la ville de Camamu, il faut un dériveur intégral ou un dinghy équipé d'un gros moteur car les fonds sont très faibles et la ville éloignée. La remontée du rio Maraù ne pose pas de problème, il suffit de suivre les waypoints indiqués dans un des guides de Bahia vendus au Cenab. Mais il me semble prudent avec un tirant d'eau de voilier de ne pas remonter en amont du village de Marau. La suite peut se faire en dinghy avec un gros moteur. Juste en amont du village de Marau, un haut fond rocheux est simplement signalé par une perche de bois. Il faut (même avec le dinghy) serrer la rive droite en remontant. On finit par atteindre la cascade de Tremembé, récompense de la navigation. Mouillages : il y a de l'eau partout sur le rio Maraù. On mouille en s'approchant des rives sur base du sondeur. Les fonds sont de vase de bonne tenue. Lles mouillages sont « à la carte », mais je vous conseille de goûter celui d'ilha de Goià (entre cet ilôt et l'ilha do Campinho). L'accès est sud ouest > nord est, car un banc de vase encombre l'entrée du mouillage. Une autre merveille (ci-dessus) est le mouillage sous le vent des îlots Tatus et Tubaroes. Deux dunes élevées, couvertes de cocotiers et liserées de sable. Dinghy : indispensable pour se balader dans les petits rios et pour se rendre à terre. Il peut être laissé à l'eau ou à terre sans crainte de vol. Sécurité sur l'eau : on n'est pas à Salvador, nous n'avons ni constaté, ni entendu parler de problèmes de sécurité. Internet et Téléphone : possible dans les pousadas qui s'égrènent sur le littoral ou dans un superbe cybercafé à Maraù Gasoil : bidonnage à Maraù Avitaillement : il y a un petit village sur l'ilha do Campinho où trouver de la nourriture de base. A la pousada Lotus, vous trouverez de l'eau. Au village de Maraù, on trouve tout le nécessaire pour un avitaillement plus complet. Marché aux poissons. Restos : il est possible de manger pour pas très cher dans les pousadas. Je suggère de goûter aux crabes de terre et crabes de mer. Chez Lotus, votre passage sera immortalisé par un petit foc sur lequel Sonia brodera le nom de votre bateau et qu'elle fixera au mur. Avant de déjeuner chez elle, vous pourrez prendre une bonne douche dans son jardin. A Maraù, plusieurs bistrots et restos. Baignade : l'eau du rio est limoneuse et n'incite pas vraiment à la baignade. On se trempe surtout autour du bateau pour se rafraîchir. Attention au courant de jusant qui s'ajoute à celui du rio. Reste l'eau fraîche de la cscade de Tremembé. Guide nautique : « Bahia : de Ilhéus a Morro de São Paulo » de Hélio Magalhaes ou Guide du littoral de Bahia. Un de ces guides est indispensable, car ils contiennent des cartes de détails, des routes de waypoints, des photos, etc… que les cartes électroniques ou papier ne font pas apparaître. Cartes : triste état des choses. C-map en cartouche visualise l'entrée de la baie et permet d'aller jusqu'à hauteur du mouillage de Goià. Maxsea, tant en cartes scannées que digitalisées ne permet pas de rentrer dans la baie >> il reste les cartes papier de la marine qu'il faut acheter à Salvador ou un guide dont question ci-dessus.
Conclusions : si vous avez une semaine de libre à partir de Salvador, je trouve que cela vaut la peine de s'immerger dans la sérénité de cet endroit. Le seul problème sera la remontée sur Salvador, contre l'alizé. Il est plus confortable de descendre en un jour et de remonter en deux jours en faisant une étape à Morro de São Paulo (autre endroit assez paradisiaque). Mais nous l'avons fait en un jour sans problème. Si vous descendez vers le sud, prenez le temps d'une escale à Morro de São Paulo (derrière la barrière de sable) et d'une autre sur le Maraù. Avec la région de Paraty, ce sont les étapes les plus exotiques.
*********************************************************************
ILHEUSSituée à 50 milles au sud de Camamu, Ilhéus est une ville de province, doublée d'une station balnéaire de seconde zone. La plage est kilométrique. Approche : pas de problème de jour, ni même de nuit. Mouillages : On peut mouiller son ancre devant le club nautique, au fond de la baie portuaire. Pas de corps-mort. Fond de bonne tenue. Ce mouillage est intenable par bon vent de secteur nord. Club nautique : Le Club nautique d'Ilhéus a la réputation d'être le plus accueillant du Brésil. Pas de chance, il était fermé le jour de notre escale. Mais nous avons tout de même pu nous baigner dans une des deux piscines. Les installations nautiques du Club se limitent à un plan incliné, un tracteur et un ber roulant. Quasiment tous les bateaux sont mis à terre de l'eau après chaque sortie … Ceci donne une idée de la protection du mouillage. Dinghy : il peut être attaché au petit ponton du club en sécurité Sécurité sur l'eau : pas de problèmes de sécurité. Internet et Téléphone : assez loin dans la ville, sur le front de mer Gasoil : bidonnage au club Avitaillement : quelques superettes dans la ville Gaz : possible au club Restos : quelques restos en ville. Pas enthousiasmant Baignade : pas de baignade. Beurk ! Mais les piscines du club Guide nautique : « Bahia : de Ilhéus a Morro de São Paulo » de Hélio Magalhaes, édition Grupo 1. Pas vraiment indispensable pour cette escale Cartes : C-map en cartouche OK . Pour Maxsea, seule la cartographie vectorielle donne les détails Conclusions : cette escale n'a pas d'intérêt particulier si ce n'est d'être distante d'une journée de navigation de Camamu. Il ne faut pas de risque de coup de vent de secteur N, ce qui est tout de même est rare.
*********************************************************************
ABROLHOSSituée à une trentaine de milles au large de Caravelas, les Abrolhos sont quelques îles rocheuses (4) avec peu de végétations. L'île principale Redonda abrite un phare, une petite équipe militaire et quelques guides de l'Ibama (institut national de l'environnement). Les îles comme les fonds sous-marins sont en zone protégée. Approche : il y a quelques têtes de roches proches des côtes. Il faut donc consulter sa carte et bien arrondir les îles en venant du nord avant de pénétrer dans l'archipel. Des récifs s'étalent sur 6 milles de long à l'est des îles. Une arrivée par ce côté est à proscrire. Mouillages : quelques corps-morts sont à disposition des plaisanciers. Il est souhaitable de les prendre s'ils sont disponibles afin de préserver les fonds. Le mouillage peut être rouleur. Visite à terre : il est interdit de débarquer … Les guides de l'Ibama viennent vous l'expliquer, mais ils vous proposent de vous faire visiter une des îles où nichent les atubas (sula leucogaster), sorte de grande mouette placide, à l'air un peu féroce. Les petits naissent blancs, puis leur plumage vire au brun la première année avant de redevenir blanc à l'état adulte. Ces oiseaux de mer vivent 10 à 15 ans et l'archipel est un haut lieu de reproduction. La visite est courte mais l'approche de gros oiseaux à l'état sauvage est impressionnante. Un écot pour l'Ibama est souhaité. Internet et Téléphone : rien Avitaillement : rien Restos : rien Baignade : l'eau est claire et il suffit de mettre masque et tuba pour patauger en bordure des roches des îles. Toute la faune tropicale nage sous vos yeux. Les petits requins citron sont impressionnants mais pas dangereux. Avec un peu de chance vous verrez également des tortues. Une plongée bouteille permet de prolonger la conversation avec des spécimens décidément peu farouches. Quelques têtes de corail cerveau tentent de pousser. Guide nautique : rien Cartes C-map en cartouche est peu précise. La cartographie scannée de Maxsea est mieux. Conclusions : si le temps est calme, un arrêt de deux jours aux Abrolhos s'impose, surtout si vous aimez la nature et la plongée. Pendant les heures chaudes de la journée, vous pourrez admirer le cirque bruyant des paille-en-queue (phaétons) qui se chamaillent.
*********************************************************************
BUZIOSSituée à 20 milles au nord du Cabo Frio (juste au Nord de Rio), Buzios est une étape branchée. C'est une jolie station balnéaire qui a pris son essor dans les années 60 et dont le front de mer est resté intact. C'est un des lieux de résidences secondaires des habitants de Rio. Il est assez fréquenté par les touristes de passage. Approche : pas de problème de jour, ni même de nuit. Mouillages : On peut mouiller n'importe où dans la baie, du moment que la zone est protégée du vent. On évitera seulement de se coller trop aux pêcheurs et aux bateaux promène-touristes. Club nautique : Le Club nautique de Buzios propose quelques corps-morts au prix de 50 réals. C'est beaucoup compte tenu qu'il n'y a aucune facilité pour ce prix. Le restaurant n'ouvre que le week-end et il n'y vient personne, pas de piscine, pas de sanitaires, …). Le seul avantage s'est de pouvoir amarrer son dinghy en sécurité sur le petit ponton du club. Le bâtiment est joli, mais c'est tout ! Dinghy : soit on paye les 50 réals et pas de problème, soit il faut l'attacher au ponton des bateaux à touristes au milieu de la baie. Une autre possibilité est de le remonter haut sur la plage, mais dans ces deux cas, il y a pas mal de passage et un certain risque de vol. Sécurité sur l'eau : nous n'avons ni constaté, ni entendu parler de problèmes de sécurité. Internet et Téléphone : partout dans la ville Gasoil : quai de gasoil proche du Club nautique Avitaillement : plusieurs superettes dans la ville Restos : plusieurs bons restaurants sur la plage et de bons restos au kilo dans la ville. Il faut essayer le "Bananaland" (Rua Ribeiro Dantes) qui est , pour moi, un des meilleur resto kilo du Brésil (cuisine raffinée) Baignade : pas de problème autour du bateau ou sur la plage si vous y tenez vraiment Guide nautique : rien Cartes : C-map en cartouche OK . Pour Maxsea, seule la cartographie vectorielle donne les détails Conclusions : L'ambiance de la station est internationale : argentins, scandinaves, allemands, français et anglais déambulent dans la rua das Pedras nimbée de musiques cool qui s'échappent des bars. On est loin du gros flonflon populaire brésilien. Un retour aux sources qui n'est pas désagréable, le temps d'une escale. C'est le moment de faire un excellent dîner parmi le vaste choix de restos.
*********************************************************************
PORTO BELOSituée à 30 milles au nord de Florianopolis, Porto Belo est une jolie et confortable halte en route vers le sud. Le gros bourg est niché dans un creux de la côte et protégé par une île magnifique aux rochers ronds sur fond de sable clair. L'île de Porto Belo est une réserve naturelle aménagée pour les touristes ( http://www.ilhadeportobelo.com.br ). De jolies maisons cossues sont construites sur la longue plage de sable. On y retrouve de temps en temps un style «germanique».
Approche : pas de problème de jour, on peut passer entre le continent et l'île. De nuit on pourrait préférer passer à l'ouest de l'île, mais ce n'est pas indispensable. Il y a plus de fond dans le chenal de l'île Mouillages : On peut mouiller n'importe où dans la baie, du moment que la zone est protégée du vent. La place logique est au sud de le l'île. On évitera seulement de se coller trop aux pêcheurs mouillés devant la pêcherie Pionnera. Le fond est de vase de tenue variable. En cas de coup de vent annoncé, il est préférable de mouiller une seconde ancre. Ceci dit il y a de la place pour chasser un peu. Le mouillage n'est pas rouleur. Marina : une marina jouxte la pêcherie Pionnera. Les visiteurs sont limités à 3 places à l'extérieur des jetées … Le prix est élevé, mais les toilettes sont en marbre ! Nous avons été gentiment éconduits. De toute façon, la marina est très excentrée par rapport au village et je ne suis pas certain que le voisinage de la pêcherie soit des plus délicat. Dinghy : un petit rio remonte dans les terres au centre du village de Porto Belo. Il n'y a pas beaucoup d'eau (1 m à marée basse), mais on peut laisser son dinghy devant la cabane du gardien. Pensez à lui donner une boite de Coca ou un paquet de cigarette de temps en temps. On reconnaît l'entrée de ce petit rio à la jetée qui garnit son flanc droit. L'approche doit se faire bien perpendiculaire à la côte car un banc de vase affleure à marée basse sur la gauche. Sécurité sur l'eau : nous n'avons ni constaté, ni entendu parler de problèmes de sécurité Internet et Téléphone : il y a 3 cybercafés en ville qui font téléphone aussi Gasoil : ne pas prendre du gasoil à la marina, c'est beaucoup plus cher que sur le quai du petit rio. Evidemment il faudra bidonner, mais directement dans le dinghy Eau : eau disponible sur le quai du rio (bidonnage) Avitaillement : superette dans la ville. Pas la peine d'aller à Itapema, la ville au nord, c'est vraiment moche Argent : ATM en ville Restos : plusieurs restaurants en ville. C'est un peu Bagdad café, mais les gens sont très sympas Baignade : pas de problème autour du bateau ou sur la plage de sable de l'île Guide nautique : rien Cartes : C-map en cartouche OK . Pour Maxsea, seule la cartographie scannée donne les détails Conclusions : C'est un endroit où il fait encore chaud en début d'automne, on peut y nager et attendre une fenêtre météo pour faire le long saut jusqu'à Rio Grande do Sul, Punta del Este ou Buenos Aires.
*********************************************************************
PINHEIRASituée à une petite vingtaine de milles au sud de Florianopolis, Pinheira est une baie en parfaite demi-lune de sable clair. Son orientation nord-sud permet de mouiller confortablement dans la plupart des cas. Détail amusant, la plage est grande et sert régulièrement de route pour les riverains en voiture. Une colline sur la droite mélange les rochers ronds, des bouquets de filaos et des prés herbeux où paissent des vaches. Au loin court une chaîne de montagne. La dernière, ensuite ce sont des dunes de sable jusqu'en Uruguay. C'est un autre Brésil. Approche : pas de problème à l'exception de la basse de Pinhiera au milieu de l'entrée large de la baie (1,20 milles). Il suffit de serrer un peu un des côtés de l'entrée.
Mouillages : On peut mouiller n'importe où dans la baie, du moment que la zone est protégée du vent. On évitera seulement de se coller trop aux pêcheurs mouillés sur corps-mort, ni trop près de la plage pour éviter de se trouver dans la zone de formation des vagues. Le fond est de sable de très bonne tenue. Marina : rien Dinghy : débarquement sur la plage. Préférer la zone juste à droite de l'immeuble haut dont la construction est abandonnée. On est d'abord tenté d'aller plus à gauche devant la place de la plage, mais il n'y a que très peu d'eau et l'estran est large. Pas de problème pour la sécurité du dinghy, à condition de le tirer assez haut sur la plage Sécurité sur l'eau : tout est très calme Internet et Téléphone : il y a 2 cybercafés en ville et des cabines téléphoniques Gasoil : bidonnage à la pompe qui est assez loin, mais on a trouvé facilement un lift pour nous ramener sur la plage avec nos bidons pleins. Paiement par Visa OK. Eau : eau disponible dans le bistrot sur la place de la plage (bidonnage). Les propriétaires sont adorables Avitaillement : superette très correcte près de la plage. Poissons frais et surgelés chez le grossiste en poisson. Achetez un kilo de grosses crevettes, ce seront les dernières du Brésil si vous descendez ! Argent : ATM en ville Restos : plusieurs restaurants en ville, mais rien d'enthousiasmant Baignade : pas de problème autour du bateau ou sur la plage de sable de l'île Guide nautique : rien Cartes : C-map en cartouche OK . Pour Maxsea, seule la cartographie scannée donne les détails Conclusions : C'est le dernier abri réaliste avant Rio Grande do Sul. C'est plus pratique que de remonter la baie de Florianopolis, encombrée de bancs de sable. Un bus y mène en une heure s'il vous prend l'envie de visiter cette ville VERSION PDF DE CET ARTICLE A TELECHARGER Patrick sur Caramel (avril 2006) patrick@amelcaramel.net |
|
Dernières mises à jour : novembre 2008 |