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"Si tu le bouches >> tu le débouches !" est un adage généralisé dans notre petit monde de la plaisance. Seul le moteur diesel lui est supérieur sur le plan des relations frustrantes avec le chef de bord.
On a beau expliquer aux bleus comment s'en servir et surtout ce qu'il ne faut pas mettre dedans, il y en a toujours un(e) qui se plante et qui bourre le tuyau d'évacuation de choses insensées. L'air penaud et totalement innocent, l'équipier(e) s'en remet au chef de bord quand il n'y a plus moyen d'aggraver le problème.
Personnellement, cela m'est plus souvent arrivé avec les dames qu'avec les hommes. Je n'en tirerai aucunes généralités bien entendu. Et c'est avec courage que presque toujours pris moi-même les outils pour éviter que le faux innocent ne détruise le trône tellement indispensable.
Je ne donne pas de conseils sur la manière de déboucher ses lieux d'aisances, à chacun sa découverte de la vie. Mais je dirais qu'après utilisation durant plus de 5 ans de WC électriques, on peut vraiment affirmer qu'il faut le faire exprès pour les boucher. La consommation est faible car le temps de fonctionnement est très court (quelques minutes par jour).
Sur les 2 derniers bateaux, il s'agissait de modèles PAR (avec grande cuvette, tant qu'à faire). Le remplacement d'un modèle manuel par un nouveau électrique n'a pas posé de problème. Il faut simplement bien veiller à installer un évent automatique sur le col de cygne de l'alimentation d'eau de mer pour éviter le siphonage d'eau de mer dans la cuvette.
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Alter de Chao, à 20 milles en amont de Santarem, sur l'Amazone. Sur un bateau ami, le skipper se lève à 03 heures du matin pour évacuer une miction pressante. Il pose le pied sur le plancher. Au lieu du contact sec et agréable du bois, son pied transmet au cerveau un signal "mouillé" et ses oreilles perçoivent un "platch" totalement inhabituel. Tout est inondé, le plancher flotte à 10 cm au dessus de sa place attribuée.
Branle-bas de combat, réveil de l'équipage, pompes en service, seaux en action. Les crépines des pompes se bouchent rapidement et tout est vidé aux seaux jusqu'à 07 heures. Le WC du skipper débordait allègrement, il avait mal basculer le petit levier "Arrivée d'eau - Vidange"… Beaucoup de bateaux ont coulé à cause des waters et il y en aura encore. Faites passer le message.
Le WC électrique élimine en principe le problème du siphonage et de ce fait est plus sûr que le modèle manuel. Il est plus agréable à l'utilisation que le manuel mais en contrepartie, il est plus bruyant.
A propos des tanks à eaux noires (holding tanks), nous en avons pour la première fois sur ce bateau. Le système est simple et plutôt bien pensé. Le tank est en polyester stratifié à la coque, juste sous le pont et derrière le WC. Les eaux noires sont pompées vers le haut dans le tank et coulent hors du tank par simple gravité au travers d'un tube vertical équipé d'un passe coque à vanne. Si on ne désire pas rejeter les eaux noires à la mer, on ferme le passe coque. Sur le pont, un nable permet d'extraire les eaux noires dans les ports équipés de la pompe ad hoc. Le trou du nable et le tuyau d'évacuation à la mer sont dans le même axe, ce qui permet de curer et de déboucher éventuellement le tank avec un simple manche à balai.
Pas (encore) utilisé en Europe, le tank à eaux noires ne trouvera probablement son succès que par son obligation d'utilisation (loi européenne par ex.) … et par l'équipement des marinas. Aux USA, il est obligatoire d'en posséder un par WC. On ne peut rejeter ses eaux noires qu'au delà de 3 milles de la côte. Aux USVI et à Puerto Rico, toutes les marinas ne possèdent pas de pompe à m…, alors l'utilisation des holding tanks est plutôt symbolique. Mais attention, les Coast Gards peuvent venir à tous moments contrôler votre fier voilier dans la limite des 3 milles et si les vannes ne sont pas fermées : amende à l'américaine (on commence au moins à 1000 $).
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