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Cartes électroniques
Systèmes de lecture de cartes
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Cartes électroniques |
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Après avoir longtemps résisté au chant de la sirène "cartographie électronique", j'ai finalement succombé à la tentation en 2001. Les expériences précédentes effectuées sur d'autres bateaux n'étaient pourtant pas très concluantes, mais c'était au temps des écrans noir et blanc et d'une cartographie assez basique.
Quelques ténors se partagent actuellement le marché : C-Map, Navionics, Garmin et Maxsea - Mapmedia (seulement pour PC).
Les algorithmes de compression ont permis de mettre sur une petite puce des tonnes d'informations intelligemment affichées sur un écran couleur agréable à lire. L'utilisation de la couleur permet comme sur les cartes papiers de visualiser plus rapidement les informations. La carte électronique est moins chargée en informations peu utiles. La souris permet néanmoins de connaître les informations détaillées en cliquant sur les symboles de la carte. Au gré du zoom sur la carte, des informations plus précises apparaissent.
On trouve aussi des informations de marées avec horaires et graphiques. Les courants sont parfois disponibles dans certaines cartographie. La tendance actuelle est la 3D : l'affichage avec un effet en 3 dimensions, tant pour les fonds que pour la couverture terrestre. Maxsea et Furuno ont innové avec la génération Time Zero. Le résultat est spectaculaire, l'utilité ... |
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ScanNav suit de près les évolutions de la cartographie électronique. Logiciel tournant sur PC, il offre tous les atouts attendus d'un logiciel actuel. Il est aussi interfacé avec Google Earth, ce qui permet de visualiser les lieux utilement. Ouvert à plusieurs standards de cartes, son prix est aussi très concurrentiel.
Ces données numériques sont stockées dans une mémoire non volatile (carte propriétaire, SD ou Compact Flash) ou sur CD/DVD, suivant le type de lecteur qui les exploitera. La technologie évoluant, les mémoires non volatiles sont de plus en plus grandes pour un même volume, on peut donc y mettre de plus en plus de cartes, d'images et d'infos.
C'est le cas par exemple de Navionics avec sa gamme XL9, disponible sur différents supports (carte SD ou Compact Flash). Les zones couvertes par découpage sont énormes comme on peut en juger sur l'image ci-dessous. La Méditerranée et la Mer Noire sont entièrement couvertes sur une seule mémoire. Ces jeux de cartes de type Navionics XL9 sont vendues au prix de 238€ seulement.
Ces supports ne sont pas verrouillés par un code d'accès et sont utilisables avec la plupart des logiciels de navigation. A ce prix là, il ne faut plus hésiter, ni se damner avec des cartes pirates qui ne sont jamais à jour.
Avec des centaines de cartes disponibles sur une seule mémoire, le prix de la carte ne revient qu'à quelques centimes d'euro. Impossible de faire une copie de carte papier à ce prix là. La vraie carte papier devient un luxe. Souvenez vous d'une époque pas si lontaine, où c'était le contraire. |
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Pour la cartographie utilisée sur un PC, via un logiciel de navigation, on distingue deux types de carte :
- la cartographie vectorielle : résultat de la transcription des points d'une carte papier vers un format informatique. Avantages : même définition et qualité d'image quelque soit le zoom de l'image, zoom sans changement de carte apparent, ajout d'informations complémentaires aisé, peu gourmand en mémoire de stockage. Défauts : erreurs de transcription possibles
- la cartographie scannée, véritable image des cartes papiers. Avantages : pas d'erreurs de transcription, aspect connu et agréable de la carte papier. Défauts : zoom avec changements de cartes, définition de l'image variable suivant le zoom et le nombre de cartes contenu dans la mémoire, parfois moins aisé à lire car trop d'informations sur la carte
Certains logiciels de navigation pour PC autorisent la lecture des deux types de cartes simultanément en 2 fenêtres contigues, ce qui permet souvent de voir les détails présents sur l'une et pas sur l'autre. Les cartes 3D TIME ZERO de Maxsea, ne sont exploitables qu'avec le logiciel TIME ZERO.
Certains logiciels de navigation pour PC autorisent également la lecture des cartes C-Map ou Navionics via un lecteur USB externe.
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Exemple n°1 comparé de cartographie scannée (dessus) et vectorielle (dessous) |
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Exemple n°2 comparé de cartographie scannée (dessus) et vectorielle (dessous) |
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Cartes gratuites
Depuis 2005, l'Administration américaine met à disposition des intéressés l'ensemble des cartes marines des USA. Il s'agit de cartes papier scannées et digitalisées au format BBS (.kap). Elles sont lisibles par la plupart des logiciels de navigation sur PC.
Comme le site de la NOAA n'est pas un modèle de lisibilité, nous vous indiquons comment procéder pour télécharger les cartes :
Cliquer sur l'adresse suivante : http://www.nauticalcharts.noaa.gov/mcd/Raster/index.htm
Cliquer sur « Download free RNC's »
Aller au bas de cette nouvelle page pour accepter les conditions d'utilisation et cliquer sur : “Proceed to NOAA RNC (BBS) download”
Cliquer sur « Graphical » ou « Textual » suivant le mode de sélection que vous souhaitez utiliser (Textual est plus facile à mon avis)
Voici un choix de plus de 1000 cartes BBS à télécharger. Cocher à droite celles que vous souhaitez télécharger. Vous pouvez passer aux pages suivantes en cliquant sur « Next »
Une fois le choix terminé, cliquer sur le bouton « Review Selection » en haut à droite
Un tableau apparaît avec uniquement les cartes sélectionnées. Cliquer sur le bouton « Order Selection » en haut à droite pour confirmer
Enfin, un dernier écran vous invite à télécharger réellement en cliquant sur le bouton « Download »
Vous dirigerez, comme d'habitude, le téléchargement vers le répertoire qui vous agrée
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué … 
Chaque carte « pèse » +-2,5 Mb et se trouve dans un répertoire individuel. L'image en exemple ci-dessus est un zoom sur une carte US (j'ai dégradé l'image pour l'alléger).
Vous pouvez directement visualiser (pas télécharger) la cartographie américaine complète et détaillée sur le site de Geogarage. Très rapide d'affichage, ce site permet d'étudier une croisière aux USA.
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En conclusion, choisir sa cartographie est une chose importante, car elle va conditionner tout le matériel en amont. Mais il me semble qu'il vaut mieux choisir une marque de matériel à qui vous allez accorder votre confiance et prendre la cartographie choisie par ce constructeur. C'est vrai pour C-Map et Navionics dont les données sont très comparables et les avancées de l'un sont rapidement rattrapées par l'autre.
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Systèmes de lecture de cartes
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Examinons la façon de visualiser les cartes. Il a plusieurs solutions :
- le lecteur dédié à cette fonction, avec écran couleur de 7 à 10 pouces. Il accueille une ou deux mémoires de cartes enfichables, ce qui permet parfois plusieurs mois de navigation. Un jeu de touches simple et clair permet d'accéder aux différentes fonctions. De nombreuses marques rivalisent. La différence de qualité est surtout à examiner au niveau des écrans (qualité des couleurs, brillance, lecture au soleil, étanchéité). Il existe des modèles totalement étanches incorporant une antenne GPS (ex. NorthStar Explorer 550i ou la gamme des GPS plotters AdvanSea de Plastimo)
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- le PC du bord qui accueille un des nombreux programmes de lecture du marché (ScanNav, Maxsea, Nobeltech, Maptech, …). Ces programmes utilisent souvent des cartes sur CD rom, mais peuvent également lire des mémoires C-Map ou Navionics par l'intermédiaire d'un petit support extérieur raccordé sur un port de communication (genre lecteur de carte mémoire photos). Le prix d'un logiciel de lecture peut être largement moins élevé que celui d'un appareil dédié et c'est la solution de lecture la moins chère si on a déjà le PC.
- l'écran multifonctions : ces écrans de 10 à 20 pouces peuvent, outre la cartographie, afficher les données de périphériques raccordés comme un GPS, une antenne radar, un sondeur enregistreur, une caméra vidéo de surveillance, les données du récepteur AIS, le signal d'une alerte d'homme à la mer, pilote automatique, etc...
Nous nous sommes équipés en 2001 du premier type : le lecteur dédié (RayMarine), car il nous semblait le plus fiable : reste allumé en permanence durant la navigation, pas de pièces en mouvement, peu de consommation, même si c'est moins flexible que le PC. Nous avons rejeté la lecture de cartes sur le PC pour les raisons inverses et l'expérience nous a donné raison, nous sommes tombés 2 fois en panne de PC… |
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Mais il est évident qu'aujourd'hui, le bateau qui s'équipe pour le grand voyage doit choisir l'écran multifonctions. Tous les périphériques se parlent entre-eux à grande vitesse (bus type Ethernet) et toutes les informations sont disponibles sur un même écran. Outre l'écran à la table à cartes, il est possible d'en placer un second éventuellement plus petit dans le cockpit. Raymarine propose même le logiciel RayTech qui permet d'utiliser son PC comme écran d'affichage de toutes les données, il traite la cartographie Navionics et même les fichiers Grib. La totale !
Certes, on se marie avec une marque pour toute l'installation, mais pourquoi pas si l'efficacité et le confort d'utilisation sont à l'arrivée. |
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Certains bateaux interfacent le lecteur de carte ou le GPS avec le pilote pour faire suivre automatiquement une route au bateau. Je crois que c'est dangereux et qu'il est prudent à chaque changement de cap du voilier de jeter un rapide coup d'œil sur la carte. C'est tellement vite fait et créer un waypoint est devenu simplissime.
Durant les quarts, outre la veille visuelle, le contrôle de la route du bateau est fait d'un simple coup d'oeil sur l'écran de la cartographie : on regarde si la trace de la route suivie est quasi sur la trace de la route à suivre. C'est à la portée de n'importe quel équipier, c'est purement visuel. |
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En conclusion, les écrans multifonctions sont probablement la voie à suivre pour la cartographie en grand voyage. Les logiciels de navigation font partie d'un autre monde, celui du PC. Même si ce monde communique de plus en plus avec celui des instruments de navigation, cela reste deux mondes bien différents. Par ailleurs, les cartes pour PC restent beaucoup plus chères que les Navionics ou C-Map. Le PC est fragile (mécanique et logiciel) et gourmand en énergie. Par contre le confort d'utilisation de la cartographie est supérieur avec un PC.
Idéalement, il faudrait que ces deux mondes communiquent mieux. Raymarine, grâce à son logiciel Raytech commence à y arriver. Le jour où un protocole de communication standardisé fera l'unanimité des constructeurs, le client navigateur y trouvera vraiment son compte.
Crack TRUC : Le monde de bidouilleurs de l'informatique est interlope et je sais qu'il circule sous les sillages des voyageurs au long cours, des copies illicites et crackées des principaux logiciels de navigation et de leurs cartes ! Attention toutefois au grand méchant loup (de mer), c'est strictement illégal et cela peut coûter cher de se balader avec ces copies en Europe ou aux USA, surtout pour les petits malins qui essayent de les monnayer auprès des "plaisancier-pigeons". |
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Gardez quelques cartes papier à bord !
Un rappel de bon sens, même si l'on navigue avec une cartographie électronique complète et élaborée, il faut avoir un minimum de cartes papiers à bord. Certains pays comme la France ont récemment modifié leur législation pour autoriser les cartes électroniques seules sur les bateaux de plaisance (Division 240), mais leur Administration ne donne pas d'agréation des cartes électroniques vendues sur le marché. Cherchez l'erreur ...
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Nous ne sommes pas à l'abri, surtout en grande navigation, de coups durs et de phénomènes dangereux.
Imaginez-vous en train d'atterrir de nuit aux Roques, venant de Tortuga. Un orage tropical se déchaîne (il y en a tous les jours), les éclairs zèbrent le ciel et, pas de chance, la foudre touche le mât de votre petit navire ou même l'eau à faible distance. Il y a peu de chance que l'électronique du bord s'en relève. Au mieux, le GPS portable emballé dans du papier alu et planqué au fond d'un équipet, sera toujours vivant et vous chérirez les quelques cartes papier (et le stock de piles) que vous avez embarquées. Je vous suggère de lire l'expérience d'un de mes amis à Panama, une des régions du monde où la foudre est la plus active.
Mon autre ami Yves adore la gîte de son bateau au près, mais cette fois la mer est assez formée. Le bateau est inutilement trop toilé et passe durement la vague. En retombant derrière une lame plus abrupte, un portillon d'équipet mal étudié se libère et fonce en vol plané direct … vers l'écran du PC ouvert sur la table à cartes. Bilan : un écran cassé, un PC non utilisable, donc plus de Maxsea, donc plus de cartes … Ca fait cher le bord de près.
J'imagine qu'il doit bien exister dans votre entourage des " dégâts des eaux de mer ". L'électronique et l'eau ne font pas bon ménage. Je ne jetterai pas la pierre à celui qui a mal fermé un hublot quand le temps se gâte.
Voilà quelques bonnes raisons de garder à bord un stock de cartes, et pourquoi pas de se remettre à la navigation astro qui est devenue facile grâce aux calculettes. Et si la foudre décompose la mémoire de toutes les RAM du bord. Il reste encore les tables américaines, mais là un exercice régulier est requis…
Allez voir notre chapitre des liens, vous trouverez de bonnes adresses pour comprendre et pratiquer la navigation astro facile.
Voilà de belles heures studieuses en perspective, dans les expos, les catalogues, sur le net, dans les livres…
Création janvier 2005
Dernière mise à jour : mars 2010 |
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