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Paludisme, bestioles et autres petits inconvénients

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Le paludisme (ou malaria en anglais) est malheureusement encore une des grandes faucheuses de notre planète : plus d'un million de morts par an, près de 500 millions en crises régulières. En 2007, on estime 3.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour... Ces chiffres donnent le vertige.

On n'est jamais à l'abri, même bien informé. Certains se souviendront peut-être du pharmacien Gérard Pesty et son trimaran Architeuthis. Il nous avait fait rêver dans les années 70, au travers de ses récits édités chez Arthaud, narrant ses expéditions dans les grands deltas sud-américains. Il est mort en 1997 de la malaria, en croisière à Haïti.

L'ennemi public N° 1 est la famille des moustiques anophèle. Plusieurs branches de cette famille sont les vecteurs des parasites Plasmodium. Bizarrement, ce sont uniquement les femelles qui piquent et risquent de parasiter le sang de l'homme. Un homme porteur du parasite peut lui même se faire piquer par une anophèle saine. Celle-ci pourra ensuite essaimer les parasites en piquant d'autres hommes, etc...

La bestiole est sournoise :

  1. une seule piqûre d'une seule anophèle porteuse suffit
  2. le vol de l'anophèle est silencieux
  3. sa piqûre est indolore
  4. elle ne pique que la nuit

La Maladie

Daniel, un copain suisse, a contracté le palu au Venezuela (normalement réputée zone non à risque). Avant d'être soigné sur place, il a déliré pendant une semaine, puis déprimé sous forte fièvre, avant l'arrêt des accès. Un an plus tard, après une seconde crise en Suisse, il a été sérieusement soigné à Genève et ne craint en principe plus une nouvelle crise.

Sans médication, la pièce se joue en 3 actes :

  1. incubation : rien ne se passe durant les 7 à 21 jours qui suivent la piqûre, puis une première crise de fièvre (38°) accompagnée de troubles gastriques et digestifs
  2. crises : elles durent de 6 à 8 heures, souvent tous les 2 jours. Une première attaque de frissons glacials, suivi par un accès de fièvre (40°) encadré d'un solide mal de tête, suivi de bouffées de sueurs annonçant la fin de la crise
  3. évolution : disparition progressive des crises et atténuation des accès sur une période allant jusqu'à 3 semaines ou ... complication et risque mortel (accès pernicieux ou neuro-paludisme). Des crises restent possibles dans les mois ou les années qui suivent

Le Traitement

La panoplie des médicaments de prévention permet également (comme le LARIAM en dose élevée) de contrecarrer la maladie. Cependant un traitement sérieux, s'effectue en milieu hospitalier pour permettre le dépistage des complications souvent mortelles. Les médicaments préventifs n'assurent pas une garantie à 100 %.Toutes les recommandations vont dans le même sens : la prévention

La Prévention

La prévention diminue le risque de 80 à 90 °. Ce sont des gestes simples :

  • porter des pantalons longs et des chemises à manches longues le soir
  • utiliser du répulsif de qualité sur la peau à base de DEET (= N-diethyl-3-methylbenzamide : CINQ SUR CINQ, INSECTECRAN PEAU ou JAICO)
  • utiliser du répulsif de qualité sur les vêtements à base de DEET (INSECTECRAN VETEMENTS)
  • utiliser une moustiquaire au-dessus du lit et la border. Choisir le modèle imprégné (TROPENZORG, descendre sur la page web > modèle CARE PLUS) en forme de boîte qui se place au dessus du lit et permet de bouger sans toucher la moustiquaire (magasin de voyages)
  • mettre des moustiquaires aux hublots et capots de pont

Pour empêcher les bestioles d'entrer dans le bateau, nous avons quelques trucs :

The TRUC : pour faire très simplement des moustiquaires pour les panneaux de pont, il suffit d'acheter du tissu moustiquaire au mètre. Le découper en carré ou rectangle, après avoir testé s'il englobe bien le panneau ouvert. Ensuite faufiler un ourlet périphérique dans lequel on aura glissé une amarre plombée, ou une chaînette inox de 4 mm. Cela ne bouge pas et on peut même fermer et ouvrir le panneau de l'intérieur s'il pleut. On peut également les acheter tout fait chez Swisstech ou Compass.

Cheap TRUC : lors de notre périple de 6 semaines sur l'Amazone, nous avons simplement collé du tissu moustiquaire au Grey Tape, à l'extérieur des hublots ouvrants vers l'intérieur (vous avez suivi ?). C'est simple, c'est beaucoup moins cher que les moustiquaires de chez Lewmar ou Goïot, mais c'est un peu moche

Fan TRUC : comme la moustiquaire freine sensiblement la circulation de l'air dans le bateau, un ventilateur est grandement apprécié (Hella, 12 ou 24V inusable)

Anchor TRUC : pour les mouillages sur les fleuves, il faut rester à distance de la rive (50 m) et dans le courant. L'inverse est propice à l'invasion des moustiques (voir chapitre navigation sur les fleuves tropicaux)

Crazy TRUC : pour la grande aventure, j'ai même une salopette moustiquaire intégrale, protégeant tout le bonhomme. Utilisé seulement à quelques rares occasion (soirée alligators sur l'Orénoque ou attaque massive à Buenos Aires !). On a l'air d'un martien, c'est un peu chaud, ça fait peur aux enfants mais on est bien protégé.

Pour éloigner les bestioles volantes, nous avons quelques armes :

  • spirales de pyrèthre à faire brûler dans le cockpit, cela n'a pas l'air de les gêner beaucoup surtout s'il y a du vent et ça pue
  • des plaquettes encapsulées dans un support qui diffusent de l'insecticide : ça pue sérieusement dans les cabines et effet limité
  • une plaquette imbibée et insérée dans un tout petit ventilateur sur pile. Discret et efficace (from France)
  • des sprays de toutes marques (on en trouve absolument partout) qui sont les seules armes efficaces contre les bestioles
  • acheté au Brésil : un petit pulvérisateur à main, vendu avec un bidon de 5 litres d'insecticide … Pas encore testé
  • les appareils à ultrasons sont inefficaces et les lampes néon bleues à électrocution vont rameuter tout ce qui vole vers le bateau
  • la raquette de tennis électrique (photo ci-contre, en vente dans les bricos). Utilisable sur les insectes lents, mais on finit toujours par prendre une bonne douille dans les doigts. Pas écolo, seulement rigolo, consomme beaucoup de piles

 

Et puis il y a les endroits comme sur le Siné Saloum au sud de Dakar ou sur l'Orénoque, où les bestioles sont tellement nombreuses qu'il faut se réfugier à l'intérieur dès 20h00, tous feux éteints, bateau fermé. Un grand coup de spray dans le bateau, puis au lit sous la moustiquaire. Au milieu de la nuit, quand on suffoque, on ouvre un panneau de pont avant de replonger sous la moustiquaire. La journée, les moustiques fichent la paix en général. Ouf !

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Les Zones à Risque et les Médicaments

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a classé le monde en 3 zones de résistance aux médicaments. En 5 ans, la carte des zones a bien évolué. Celle que vous trouverez ci-dessous est de 2007. Elle n'a plus rien à voir avec celle de 2001 que j'avais précédemment insérée. Il faut donc se référer à une carte actualisée avant de quitter l'Europe pour les zones à risque. Les médicaments à prendre seront fonction de la zone où vous irez.

 

La Zone 3 est celle où les moustiques sont les plus costauds. La Chloroquine les fait marrer. Dans l'Atlantique, ce sera pour nous marins, le cas de l'Afrique sub-saharienne et de la côte NE du continent sud-américain, de Fortaleza (Brésil) au Vénézuela (inclus Amazone et Orénoque). C'est surtout vrai en rentrant dans les terres. Le risque est moindre sur la côte.

Il faut prendre de la Méfloquine comme le LARIAM, dont le seul avantage est de se présenter en comprimés hebdomadaires. Pour le reste, il suffit de lire la notice pour se demander s'il n'est pas préférable de rester chez soi ou de contracter la maladie. Vous y verrez que les nombreux effets secondaires possibles rendent ce médicament incompatible pour certaines personnes. Pour celles-ci, il reste un traitement aux antibiotiques (VYBRAMICYNE - Doxycycline), ce qui n'est évidemment pas idéal pour l'organisme (sensibilisation au soleil >> pas d'exposition, difficultés digestives, diminution de la sensibilité aux antibiotiques). Catherine l'a utilisé sur l'Amazone.

Plus récemment commercialisé , la MALARONE (Atovaquone + Proguanil). Catherine l'a utilisée avec succès sur l'Orénoque. Elle n'a pas eu les effets secondaires causés chez elle par le LARIAM. Pour une première fois, il n'est donc pas idiot d'acheter les 2 médications et de les essayer avant d'arriver sur place. Théoriquement la prise de Malarone ne doit pas excéder 3 mois, ce qui donne tout de même 11 semaines sur la zone à risque.

Pour un long séjour, comme notre voyage sur l'Amazone, j'ai pris du LARIAM pendant 3 mois, puis pendant 6 semaines pour le périple Orénoque. Catherine a pris des antibiotiques durant 3 mois sur l'Amazone et de la MALARONE durant 6 semaines sur l'Orénoque. Bof ...

La Zone 2, concerne essentiellement l'Inde, le Pakistan et l'Asie du Sud-est.

La Zone 1 (Afrique du Nord, Cap Vert, Grandes Antilles, Amérique centrale), on n'a rien pris, mais nous avons à bord une pharmacopée (LARIAM, MALARONE + autres) permettant de faire face à une éventuelle crise.

Comme vous le voyez, pour un tour de l'Atlantique, il y a aujourd'hui, des risques partout, ce qui n'était pas le cas en 2001.

Une idée des coûts

En 2008, voici les coûts des principaux médicaments hors remboursements éventuels par la sécurité sociale :

Lariam : 43€ pour 8 comprimés, soit 43€ pour un séjour de 3 semaines sur place

Malarone : 32€ pour 12 comprimés, soit 96€ pour un séjour de 3 semaines sur place

Doxycycline générique : 7€ pour 10 comprimés, soit 70€ pour un séjour de 3 semaines sur place

Uniquement sur le plan financier : plus long est le séjour, plus le LARIAM est avantageux

 

Pour l'achat des médicaments, il est prudent de s'en faire un stock en Europe ou avant d'arriver sur place. Mais pour information, il est possible de s'en procurer à bon prix à Dakar (pharmacie sur la place de l'Indépendance) et le LARIAM est vendu au 1/3 du prix européen à Trinidad (West Mall). Cette remarque est d'ailleurs générale, au Brésil nous avons racheté des antibiotiques de marque, à prix bien inférieur à celui pratiqué en Europe par le même fabricant. Les pharmaciens ne nous ont pas demandé de prescriptions et semblent compétents pour la prévention dans leur région.

Il faut se soigner rapidement si la malaria se déclare. C'est une affaire de spécialiste, mais sachez qu'il existe maintenant un suppositoire à base d'artésunate, un antipaludéen dérivé d'une plante chinoise, l'artémise. Un seul suppositoire fait chuter de 60% la quantité de parasites en 12 heures. Existe aussi en comprimés. Il est peut-être utile d'en avoir, en attendant de pouvoir consulter un médecin.

Les avancées

Octobre 2002 : un espoir existe pour les 2 milliards de personnes dans le monde exposées au paludisme : le génome du parasite (plasmodium falciparum) a été décodé par des équipes de chercheurs occidentaux et les résultats ont été publiés. Ce n'est que le début d'une autre longue recherche pour essayer de trouver un vaccin contre ce fléau. On parle d'un délai de 10 à 15 ans.

Mars 2007 a été une date clé pour les millions de personnes soumises aux crises de paludisme dans les pays du tiers monde : l'ASAQ est disponible. C'est un médicament qui combine artésunate et amodiaquine en posologie simple. Mis au point par le laboratoire Sanofi-Aventis, ce produit n'est pas breveté et le traitement est d'un prix très abordable et de qualité.

Avril 2008 : non brevetée, l'ASMQ sera proposé aux structures publiques des pays endémiques à prix coûtant, soit au prix cible de 2,50 USD pour le traitement complet d’un adulte.  Ce nouveau traitement sera proposé aux patients – enfants et adultes – dans toute l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est dans le courant des années 2008 et 2009. Soutenus par DNDi, Farmanguinhos et le fabricant de génériques indien Cipla ont conclu un accord de principe sur un transfert de technologie, ce qui permettra aux patients d’Asie du Sud-est de disposer d’un fabricant local.  

Toutes les informations données ici sont le fruit de notre expérience et de nos recherches documentaires. Il ne FAUT PAS les prendre pour un mode d'emploi. Vous devez vous informer personellement et SEUL UN MEDECIN spécialisé est habilité à vous conseiller formellement.

Voici 2 sites pour en apprendre plus et de façon compréhensive sur le sujet :

 

La Dengue

Pour en terminer avec le chapitre des moustiques, il faut encore citer la dengue, transmise par un autre type de moustique (le même que celui de la fièvre jaune). Une grosse tueuse également avec 20.000 morts /an.

Deux de nos camarades l'ont contracté sur l'Amazone. Etat fébrile, grippal et abattu durant plusieurs jours, Il convient de ne JAMAIS donner d'Aspirine contre-indiquée, mais prendre du Paracétamol.

 

Le joli Cafard

Seulement dérangeant, peu ragoûtant mais inoffensif, le cafard est un hôte qui arrive sur nos bateaux sans y être convié. Pour cet insecte nocturne, tous les moyens sont bons. A Salvador de Bahia, ils grouillent sous les pontons et montent à bord en cheminant de nuit sur ... les amarres. Observez votre premier cafard écrasé, vous verrez qu'il a également une paire d'ailes ... mais je n'en ai jamais vu voler. Sa réputation est plutôt de trop parler ...

Ils se planquent, invisibles dans l'épaisseur des caisses de carton. Ils adorent la touffe des ananas, la poussière des pommes de terre, l'espace entre les feuilles de salade, entre les premières peaux des oignons ou le régime de bananes.

La meilleure technique est de les empêcher de monter à bord. Donc, pas de caisses en carton sur le bateau, on coupe les touffes d'ananas avant de les embarquer et tous les fruits et légumes sont plongés à l'arrière du bateau dans une grande bassine remplie d'une solution de permanganate de potassium (en vente en sachet chez le pharmacien en Europe).Une fois soigneusement lavés, les fruits et légumes sont essuyés et rangés.

Les cafards arrivent petits et grandissent à bord à une vitesse surprenante, on les voit se balader la nuit d'un pas rapide et courageux. La fécondité des lapins est ridicule à côté de la leur. Alors comme nous ne sommes pas à l'abri de cafards francs-tireurs, nous avons disposé dans le bateau une vingtaine de petites boîtes noires remplies d'une substance qui les stérilise (vendues par 4 ou 6 dans toutes les superettes de la ceinture tropicale).

Un autre système pour les mettre hors service, est la boite de carton dont la base est enduite de colle. Au centre de la surface encollée, il y a un appât. Les avantages de ce système, sont qu'il est écologique et que vous voyez ce que vous capturez. C'est motivant !

Pièges écologiques à blattes et 100% biodégradables (en grandes surfaces)

Nous avons eu deux mini-invasions, et nous nous en sommes débarrassés en deux semaines à l'aide des boîtes et de spray adéquat pulvérisé partout dans les coffres du bateau.

 

 

Le Rat des Tropiques

Plus grosses bestioles : les rats. Quand ils ne vous refilent pas la leptospirose (fréquent sur l'Amazone), ils peuvent provoquer de gros dégâts dans le bateau (avitaillement, câbles électriques). Il faut absolument s'en débarrasser au plus vite.

Ils ne montent à bord en général au port et de nuit, par les amarres ou en sautant du quai sur le bateau. Mais un bateau ami en a récupéré un au mouillage à plus de 100 m de la rive. Ils l'ont abattu à la machette dans la jupe arrière ... Gloups !

En cas de risque (partout sur l'Amazone et conseillé ailleurs au Brésil), il faut mettre sur les amarres des bouteilles plastiques d'1,5 L fendues sur leur hauteur, cela devrait les empêcher de passer. En revanche, pas de solution à couple du quai. Garder toutes les issues bien fermées, ce qui est torride sous les tropiques.

Catherine déteste et a peur des rongeurs. J'avais donc acheté avant de partir deux tapettes à souris. Le modèle français est un peu ridicule vu la taille du rat que nous avons hébergé quelques jours à Almerim (Amazone). Le modèle brésilien en ferraille dentée est plus carnassier.

Notre rat est reparti seul vers les quais, sans dégâts apparents. Heureusement, car circuler la nuit dans le bateau entre les pièges se comparait à une promenade dans un champs de mines ! Plusieurs bateaux ont eu leur rat. Nos pièges ont servi avec succès à d'autres.

Dernièrement en Sardaigne, le long d'un quai désaffecté, un rat que je suppose de belle taille est passé nuitamment par le hublot de la cuisine. Il a soigneusement rongé le saucisson sec acheté la veille avant d'uriner et de crotter, tout en repartant sur le pont avec un bloc de parmesan. Difficile de détacher l'urine de rat sur la housse de la banquette ... Moralité, les moustiquaires peuvent servir à autre chose que les moustiques.

La Leptospirose

Je reviens une seconde sur la leptospirose. Cette maladie bactérienne (spirochete) est mortelle dans 3 à 5 % des cas. Il existe une forme assez foudroyante qui a ôté la vie à une navigatrice en Polynésie (2004 - Raïatea). J'ai lu cette information dans une revue nautique française. Elle avait consommé des boissons directement à la boite. Il s'est avéré après coup que les dessus des boites étaient pollués par de l'urine porteuse de la bactérie (rat, chien, chat ?).

Malgré une apparence propre, il ne faut jamais oublier que les boites sont des emballages qui peuvent être souillés facilement dans les lieux de stockage, surtout dans les contrées exotiques. Souvent au Brésil, vous verrez les consommateurs frotter méticuleusement le dessus de la boite avec une serviette de papier avant de l'ouvrir. La consommation de la boisson dans un verre limite aussi les risques, à moins que le verre lui-même ...

La bonne nouvelle est qu'il existe un vaccin contre cette maladie : SPIROLEPT200M. Il est actuellement produit par les Laboratoires THEA (12 rue Louis-Blériot à 63017 Clermont-Ferrand cedex 2 - tél.: 04 73 98 14 36). Protocole : 2 injections à 15 jours et un rappel entre 4 et 6 mois. Ensuite tous les 2 ans. Sur ordonnance et pas d'effets secondaires majeurs à redouter. Vous en apprendrez plus en cliquant ici (les Laboratoires Transophyto cités dans ce lien Esculape n'existent plus).

La mauvaise nouvelle, c'est que c'est assez cher. Les égoutiers de Paris sont tous vaccinés. Mais Benoit, mon copain toubib, m'a tout de même expliqué que le risque à notre niveau était bien plus faible. A moins de tirer des bords dans un océan de ...

Les Serpents


 

A terre et sous les tropiques, on s'en méfie. C'est une réaction naturelle. Mais il faut aussi avoir un œil sur les branches. En dinghy, dans les furos amazoniens, un joli boa vert peut être assoupi en spirale au-dessus de vous. Ce n'est pas nécessairement dangereux mais la rencontre est emplie de respect.

Je ne me suis jamais senti à l'aise dans l'Amazone après que notre ami Vincent ait découvert un serpent de plus d'un mètre roupillant dans la jupe arrière de son Lévrier des Mers … au mouillage. Un serpent nage très bien. Nous l'avons bien observé dans le port communal de Salvador de Bahia (Cenab), à côté de Caramel.


 

Les îles flottantes sur les fleuves tropicaux sont un habitat naturel pour les petits serpents. J'allais donc y jardiner avec circonspection.

Les reptiles ne sont pas tous venimeux et ont surtout une vie nocturne active, ce qui est normalement l'inverse de la nôtre.

Les promenades en forêt nous verront plutôt équipés de pantalons longs et de chaussures de marche montante, malgré la température.

Vous l'avez bien senti, je n'ai pas une passion pour les bestioles sans pattes.

Pour apprendre sur ce sujet et bien d'autres, faites-vous offrir «  Survivre en milieu hostile  » du Dr. Xavier Maniguet chez Albin Michel ( 512  pages - ISBN : 222603255X - EAN : 9782226032553) . C'est un must, c'est passionnant et on découvre plein de choses sur le corps humain.
 

Le Mancenillier

Le mancenillier est un petit arbre que l'on trouve sous l'équateur et les tropiques (Brésil, Trinidad, Venezuela). Les plus hauts que nous ayons vus s'élèvent à 6 m. Ils portent des feuilles vertes de taille moyenne et des fruits qui ressemblent à de petites pommes vertes.

 
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Il ne faut pas consommer ces petites pommes, elles contiennent une certaine teneur en acide prussique. Les feuilles suent également un liquide très acide. Ne pas s'abriter sous cet arbre en cas de pluie, sous peine d'avoir de graves brûlures.

Un copain, pourtant vétérinaire, a voulu en goûter une légèrement. Il s'en est mordu la langue ! Maintenant, il zézaye ...

Conclusion provisoire

Enfin, vous lirez dans la littérature spécialisée, qu'il ne faut jamais marcher pieds nus dans le sable, infesté par le larva migrans (parasites des crottes de chiens qui séjournent dans le sable), ni se baigner dans les eaux douces au risque de se faire parasiter de bilharziose. Toutefois si vous en réchappez, la ciguatera (chair de poisson toxique) vous guette au nord des Petites Antilles pour bloquer le système respiratoire avant de provoquer un arrêt cardiaque.

C'est pour cette raison que sur Caramel, nous partons toujours en promenade avec des bottes et une combinaison de plongée. Quant aux repas c'est essentiellement du thon en boîte …

Bon voyage !

Mise à jour : mai 2008

   

Dernières mises à jour : juillet 2008
patrick@amelcaramel.net

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