Vélos et autres roues

Toute une gamme de vélos.

Vélo à poste dans notre marina personnelle à Punta Cana en Rep.Dominicaine.

Toute une gamme gyropodes.

Divers

Dring … Dring … La petite reine monte à bord. Fini les longues marches pour acheter 3 visses chez le ship, quelques coups de pédales suffisent. Et sous les tropiques, la vitesse rafraîchit. Ne soyons pas égoïstes, si le skipper a un vélo, la first mate doit aussi avoir le sien. Vive l'indépendance mais cela commence à prendre de la place. 


Bicyclettes


Il y a 3 types de bicyclettes :

  • Les pliables compacts aux articulations parfois sophistiquées et au temps de montage directement proportionnel. La taille des roues varie entre patin à roulettes et trottinette. Sensibles de la colonne vertébrale et aficionados des randonnées : forget it. C'est pour les frimeurs et pour le show dans la marina.
  • Les pliables moyens, avec des roues plus grandes, permettant des balades de plusieurs kilomètres et d'un montage rapide. Les accessoires (dérailleurs, freins, loupiotes, etc) varient avec les prix demandés. C'est le modèle le plus courant, pour le plaisancier lambda.
  • Le vélo de taille normale, plutôt genre VTT, au pliage restreint. Pas de limites, c'est un vrai vélo et vous pouvez allonger les kilomètres sur le compteur de vitesse, mais il faut des grands coffres. C'est pour les sportifs.


Pour chacun de ces modèles, il y a la version classique ou électrique. Les qualités des vélos varient proportionnellement avec leur prix. Une qualité correcte pour un vélo marin pliant compact tourne autour de 300/400€. Mais pour un Dahon qui vivra 20 ans, comptez le quadruple…


Sur Caramel, la première paire de vélos étaient du type «premier prix acier» car je n’était pas du tout persuadé de leur usage en grande croisière. Ils ont tenus 4 ans avant de rouiller très sérieusement au point de ne plus pouvoir les ouvrir…

J’ai opté ensuite pour un VTT en aluminium (que j’ai toujours à la maison) très agréable à conduite, mais je ne pouvais en caser qu’un seul.

Sur notre dernier bateau, nous avons opté pour 2 mini-vélos pliants de qualité marine en aluminium + courroie à la place de la chaîne. Léger et rapidement déployé, ils font leur travail. Le tour de l’île d’Yeu ou aller chercher sa baguette matin est le programme sportif auquel je me limite.

Des camarades ont opté pour des vélos pliants électriques avec lesquels ils peuvent faire le tour de Guernsey ou une virée dans l’arrière pays. Le rayon d’action s’allonge sérieusement, mais c’est nettement plus lourd à bord.


Il y a pléthore de marchands, mais reconnaissons que le marché néerlandais offre des prix très intéressants. Jetez un oeil sur le site de Compass Pays-Bas. En 2020, vous aurez 2 vélos pliants (acier) pour 300€ ainsi qu’une très large gamme supérieure en classique et électrique.


Vous pouvez aussi opter pour des vélos en carbone assortis à votre mât. Nous avons des copains qui ont fait faire les leurs sur mesure en Nouvelle-Zélande. Les prix explosent mais chacun son choix.


Les vélos sont surtout utilisés lorsque l’étape est prévue pour durer plus de 24 heures. Ils font partie des choses que l'on met en service lorsque l'on prend place au port au même titre que les tauds ou la prise de quai. La journée, ils stationnent sur le ponton et la nuit, nous les montons sur le pont, enchaînés et cadenassés.


Outre le vélogabondage, ils servent aussi à faire des courses. A cet effet, nous avons équipé les nôtres de fontes sur la roue arrière et d'un sac de guidon. Ces trois volumes et un sac à dos permettent de ramener chacun de bonnes courses d’avitaillement. Comme ces sacs sont en toile de polyester, ils se replient avec les vélos.


Nous laissons à demeure dans le sac de guidon :

  • Un câble de sécurité pour attacher le vélo à chaque arrêt (obligatoire).
  • Un aérosol d'air comprimé pour tonifier une roue dégonflée en cours de route.
  • Une loupiote clignotante de LED rouge (sur pile).
  • Une paire de pinces de vélo qui ne sert jamais puisqu'on est toujours en bermuda … Gros Malin ! (c'est encore un héritage du temps des mers du nord)


Nous ne roulons jamais la nuit sous les tropiques pour des raisons de sécurité. Nous ne nous en sommes jamais servis au mouillage, bien qu'il soit tout à fait envisageable de les transporter en annexe.


Pour le rangement, il vaut mieux le glisser dans un sac de toile polyester, ce qui évitera d'accrocher toutes sortes de bouts ou pire d'esquinter le spi en le sortant du coffre. On voit des bateaux qui laissent leur vélo à l'extérieur, en général dans les filières à l'arrière. Sa durée de vie sera plus courte, car l'eau de mer est sans merci pour les métaux utilisés.


Autres engins roulants 


Gyropodes mono ou bi-roues, trottinettes ou draisiennes électriques se vendent partout en Europe à des prix bien inférieur aux vélos pliants (surtout électriques). Très bling-bling, moins sportif mais vraiment tentant, ces jouets se voient de plus en plus. 


La Rochelle : un bon camarade est arrivé un soir sur le ponton en monoroue pour diner à bord. Je l’ai instamment prié de repartir à pied. Le gyroscope à des limites que l’excès de Muscadet a vite fait de dépasser…


Attention : c'est un engin motorisé et vous êtes supposé être assuré en responsabilité civile. C'est insoluble une fois l'Europe quittée.


Une dernière recommandation : à Trinidad ou aux USVI, faites gaffe : on roule à gauche et au début cela surprend ! 

Dernière mise à jour de l’article : janvier 2020

Dernières MàJ du site :  NOVEMBRE 2020

patrick@amelcaramel.net