En régate dans la baie de Salvador.

Une tenue smart pour rendre visite aux officiels.

Sous les tropiques, c’est humide, il faut aérer les penderies de temps en temps…

Le Captain se porte bien, merci…

C’est quoi ces dauphins imprimés sur ce tissu ? 

Grande lessive sur Caramel.

Rencontre endimanchée et pastorale avec San Benito également bien habillé.

Vêtements en Grande Croisière

Vie à Bord


L'expérience nous a appris qu'on en prend toujours trop. Cette question est systématiquement abordée par les amis et équipiers qui nous rejoignent. Mais rien à faire, ils arrivent toujours trop chargés. Soyez par contre très clair : PAS de valise … Si si, cela nous est arrivé !


Au petit lever sous la ceinture tropicale, on saute dans un short de bain et le soir avant de se coucher, on l'ôte. Pour les dames, c'est souvent le maillot et le paréo. Les maillots se changent au gré des baignades. Si des activités nous amènent au village, un tee-shirt de coton complètera l'accoutrement. Les suées étant nombreuses, il faudra peut-être changer le tee-shirt dans la journée.


Généralement les yachties ne font pas de chichis vestimentaires, mais il n'est pas indispensable d'être cradingue pour faire bien. Une dizaine de teeshirts et une demi-douzaine de shorts de bain suffiront pour le quotidien. Ils seront remplacés en cours de voyage, facilement et à bon compte dans les pays visités.


Pour les occasions plus chics ou les tours en ville, la tenue sera en général plus smart : polo et bermuda. Le pantalon long est difficilement supporté à cause de la chaleur, mais si vous êtes invités par des locaux, il est normal de vous présenter correctement (pantalon et chemise) sous peine de les offenser et de passer pour des sous-ploucs.


Le genre Dockside est le must pour les pieds. Nous en avons une paire réservée au bateau et quelques autres pour la terre. Certains aiment les sabots type « Croocs ». C’est facile, confortable et inesthétique. J’ai un peu de mal a garder des tongues en marchant. La First Mate a une collection de chaussures pour la terre. Il paraît que c'est normal …


Pour le soleil, la casquette type baseball est parfaite pour les crânes à la chevelure ténue. Elle tombera inévitablement à la mer, prévoir un petit stock. Les dames trouveront dans tous les pays tropicaux des chapeaux de paille fabriqués localement (ou en Chine). Une paire de lunettes solaires, si possible polarisantes, complètera ces accessoires.


Pour visiter les officiels (immigration, douane, police, etc…). Il est indispensable d'être correctement et proprement vêtus. C'est une marque de respect à laquelle ils sont sensibles et eux sont presque toujours impeccablement habillés.


Pour les soirées en plein air, des vêtements couvrants (pantalons et manches) très légers sont utiles pour éviter les attaques des moustiques. Nous n'étions pas bien équipés à cet égard, malgré ma combinaison intégrale anti-moustiques qui fait peur aux enfants …


A partir des Canaries, vous pouvez ranger les bottes et les cirés. On vit en maillot. La transat retour risque de vous refroidir très rapidement, un petit ensemble pantalon - pull - bonnet en laine polaire vous gardera le moral et le reste au chaud, durant les quarts de nuit.


Quelques uns de nos amis sont montés jusqu'au Canada et nous confirment que c'est comme chez nous : froid avec un brouillard dense, pénétrant et fréquent. Si vous y montez, vous voilà prévenus. Pour la Patagonie, même en été (5 à 15 degrés), nos contacts récents avec des bateaux amis insistent sur la qualité des vêtements polaires indispensables, surtout à cause de l'humidité. L'humidité à basse température est la pire froidure. Feu Nicole van de Kerckhove avec qui j'avais parlé de la Patagonie au Salon Nautique me disait combien son confort s'était amélioré lorsqu'elle a porté des bottes de mer en cuir. Une paire de chaussettes en polaire, des bottes respirantes et fini les pieds gelés (Botalo, Dubarry, …). Cordura aussi bien que le cuir à mon avis.


A l'inverse, je n'ai rien contre le string et le topless à bord, mais enquérez-vous des habitudes locales, car dans la plupart des pays, la discrétion est de rigueur. Vous verrez rarement des seins nus sur les plages autres que celles d'avant. Au Brésil, ce n'est pas pratiqué, même si les bouts de tissu qui cachent les parties les plus convoitées sont délicieusement minuscules.


Donc, par respect pour les mœurs du pays qui vous accueille, ne vous baladez pas à poil sur le pont de votre bateau, mouillé au creux d'une baie, en face du village.


Nous avons la chance d'avoir un lave-linge à bord. Cet équipement facilite vraiment la vie à bord. Cela nous permet de ne pas charger nos équipiers. Les draps de bain et de lit les attendent à bord. La lessive n'est plus une corvée mais le grand pavois de Caramel n'est pas toujours très réglementaire ! Dans les interviews des équipages revenus d'un grand voyage qui paraissent dans les magazines, c'est l'équipement de confort le plus souhaité.


Les penderies doivent être bien aérées. Sur Caramel, elles n'ont pas de porte mais un rideau que nous fermons rarement. Tous les deux mois, on sort tout sur le pont pour aérer, mais nous avons eu malgré tout des moisissures. Par contre dans les équipets fermés par des portillons, situés sous le pont (donc très chauds) : pas de problèmes. Allez comprendre ! Nous n'avons pas eu de soucis avec le ragage des vêtements dans les penderies.


Nous avons quelques sacs de rangement sous vide pour les vêtements plus fragiles. Il s'agit de sacs plastiques avec une fermeture étanche et une valve qui s'adapte … à l'aspirateur. En quelques secondes, le sac se collapse et les vêtements enfermés sont au sec. Pratique aussi pour les couettes qui prennent ainsi moins de place. Trouvé dans un Brico mais aussi sur le Net.


Pour les marcheurs, il faut emporter ses chaussures de marche. Celles-ci seront bien utiles pour errer sur les pentes caillouteuses des volcans de Canaries ou dans la fange glissante des forêts brésiliennes. Des guêtres, un petit sac à dos et une gourde (isotherme aahhh) complèteront bien l'accoutrement.


Nous sommes également partis avec des frusques élégantes : pantalons de toile - blazer pour le Captain, quelques robes pour la First Mate. Je crois qu'on les a mis à deux reprises et on est presque mort de chaud. Mais nous sommes parés pour toutes les civilités.


Attention à ne pas trop en faire : le lendemain de notre arrivée à Dakar avec le Rallye, nous sommes conviés à une réception à l'Hôtel Teranga par le Ministre du Tourisme. Quelques personnalités politiques locales et du monde expatrié français sont également conviées. Tous les participants du Rallye ont fait un effort de tenue vestimentaire malgré la chaleur moite de la terrasse de l'hôtel. Le Ministre a revêtu un costume de tradition africaine (boubou), tissu absolument somptueux et bien porté. Croyant probablement bien faire, un équipier du Rallye a revêtu pour l'occasion un boubou acheté l'après-midi même dans un bazar voisin. Cela lui donne un air costumé de pacotille qui nous met tous mal à l'aise. Peut-être a-t-il indisposé nos hôtes.


Moralité de cette anecdote : le respect et la courtoisie envers les gens qui nous reçoivent est la base du savoir-vivre des voyageurs.

Dernière mise à jour de l’article : décembre 2019

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